Partager l'article ! Cocotiers, Cocos, et Noix de Cocos ( + recette ): Deuxième article dans la catégorie des classiques, parce que bien sur qu'on sait tout ça ...
Le Blog de "cv.reunion" - Ce blog n'a aucune prétention scientifique, le contenu de mes articles est basé sur mes expériences et sur les découvertes réalisées au cours de mes recherches. Toutes mauvaises interprétations et erreurs de transcriptions ne seraient que fortuites. N'hésitez pas à me faire part de votre savoir et de vos remarques afin que je puisse apporter certaines corrections si nécessaires. En attendant, je vous souhaite une bonne lecture. Cyril.
Deuxième article dans la catégorie des classiques, parce que bien sur qu'on sait tout ça... Mais si personne ne nous en parle, ben ça laisse place à quelques questions qu'on a parfois du mal à poser.
Si vous aviez un arbre à dessiner sur une île, c'est sans aucun doute à un Cocotier que vous penseriez.
Ce bel arbre qui peut atteindre entre 5 et 25 m en fonction de sa variété, est sans doute originaire d'Asie, mais il pousse
un peu de partout sous les Tropiques, du moment que l'air est humide et que la température annuelle reste en moyenne de l'ordre de 20°.
Il affectionne les sols sableux, et son fruit est capable de flotter à la dérive pendant plusieurs mois en gardant ses
facultés germinatives, ce qui explique qu'on le trouve à l'état naturel sur le bord des plages, et qu'il arrive à s'installer sur des îles vierges sans que l'homme ne soit intervenu pour le
planter.
Le cocotier arrive cependant à s'acclimater en altitude, où il peut être cultivé pour ses multiples ressources :
- Pour la chair de sa noix que l'on retrouve dans nos assiettes en lait, en poudre, en beurre, en huile, etc... mais aussi dans certains cosmétiques comme des savons, les gels douche, monoïs ou autres.
- Pour sa fibre qui est utilisée pour la confection de cordages, de brosses, de tapis... et qui constitue un bon substrat pour certaines culture.
- Pour sa feuille que l'on retrouve dans l'artisanat, sur le toit de cases, et qui sert à la confection de balais
- Pour son tronc, avec lequel on réalise tout un tas de truc en bois.
Vous l'avez compris, c'est un peu comme avec le cochon... Mais ce qui intéresse le plus la majeure partie des personnes, c'est quand même la "Noix de Coco" (qu'on se limitera à appeler ici "Coco", comme il était d'usage avant le XVIIème siècle).
Tout commence par une inflorescence vers l'âge de 3 ou 4 ans...
Le Cocotier peut produire des fleurs femelles et des fleurs mâles simultanément. Il est donc capable de se féconder tout seul,
et de donner naissance naturellement, au meilleur de sa forme, entre 50 et 100 Cocos par an, qui arriveront à terme au bout de 12 mois.
La production peut être cependant boostée, ce qui permet parfois un rendement de 250 fruits annuels.
La couleur de la Coco dépend de sa variété et de sa maturité.
A 6 mois, le fruit ne contient qu'un liquide légèrement sucré que l'on appelle "eau de coco", et que l'on peut consommer à l'aide d'une paille après ouverture .
Vers 9 mois, le liquide s'est légèrement solidifié et se dépose à l'intérieur du fruit sous la forme d'une gélatine que l'on peut déguster après ouverture et raclage.
Ce n'est qu'à partir de 12 mois que l'on trouvera "l'amande" telle qu'elle nous est présentée le plus souvent, et avec la chair de laquelle on réalise en général des patisseries.
A ce stade, l'enveloppe de la Coco est sèche, le fruit tombe au sol et ne demande qu'à être ramassé.
Alors, à quoi bon se géner ?
Il faudra cependant avant tout s'assurer que la Coco est bonne en la secouant. Si vous entendez le liquide à l'intérieur, c'est gagné !
Enfin, presque...
Parce qu'il va falloir "débourrer" la coco à l'aide d'un sabre ou d'un pieu,
pour dégager la noix qui se dévoile alors, sous la forme qu'on lui connait sur les étals des marchés.
Pour l'ouvrir, il va falloir la fendre à coups de marteau, ou avec le dos de la lame de votre machette.
Et voilà le travail !
On tente une petite préparation ?
A la base, j'étais parti sur une recette de "Bonbons Coco", mais au final, je l'appelerai plutôt "Fondants Coco". Mdr ! Je suis décidemment un piètre cuistot...
Ca n'avait pourtant pas l'air bien compliqué !
Il faut dans un premier temps dégager la chair de la coque à l'aide d'un couteau, enlever la fine pellicule de peau qui reste dessus, et raper notre Coco.
Porter à ébullition :
-125 ml de lait
-250 g de sucre
auquel on rajoute une gousse de vanille fendu en deux.
Remuer sans arrêt.
Puis rajouter la coco rapée
tout en continuant à remuer à feu doux.
Lorsque la coco s'est enrobée du mélange, et que l'ensemble a un aspect onctueux...
Déposer à l'aide d'une cuillère, des petits tas sur une feuille de papier alluminium préalablement huilé.
Laisser refroidir au soleil avant de vous régaler... qu'ils disaient.
Sauf que pour moi, l'aspect n'avait rien à voir avec les Bonbons Coco de nos boulangeries, et que j'ai bien vu que même refroidis, mes petits tas ne seraient jamais assez solides et compacts pour pouvoir tenir entre deux doigts.
Ma solution : les passer un bon moment au four pas trop fort pour les assécher, et obtenir les fameux "fondants Coco" dont j'avais tant
rêvé !
Ceci dit, très bonnes mes copeaux de coco au lait concentré-sucré-vanillé...
Faut il faire sécher la coco afin qu'elle absorbe plus de liquide ? Faut il la raper plus finement ?
Peut être que quelqu'un d'entre vous a la solution ?
Dans tous les cas, tous à vos machettes ! Et bon appétit !!!