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Articles avec #de la colonisation de l'ile - a nos jours tag

Avènement d'un département et d'une région

Publié le par cv-reunion

En mars 1946, la Réunion, à l'instar des Antilles, devient un département français (DOM), à la grande satisfaction de la population.

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Outre ses implications politiques et administratives, ce nouveau statut entraîne une hausse des investissements en provenance de la métropole qui permettent l'électrification complète de l'île, l'extention du réseau routier, l'amélioration de la culture de la canne ou encore une alphabétisation de masse. En 1982, la Réunion devient une collectivité territoriale. Il en résulte une plus grande autonomie qui contente les tenants d'une île moins dépendante de la métropole, comme le souhaite l'infuent Parti communiste réunionnais, un temps indépendantiste.

Mais ces nouveaux statuts ne masquent pas les difficultés sociales qui gangrènent la société réunionnaise : en 1991, des émeutes consécutives à la fermeture de la chaîne de télévision locale TV Freedom feront dix morts dans le quartier populaire du Chaudron à Saint Denis. L'île a aussi connu des difficultés sanitaires avec l'épidémie de chikungunya : de 2005 à 2007, deux cent soixante Réunionnais sont morts du virus, et plus de deux cent cinquante mille ont été infectés.

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Le déclin (1863-1945)

Publié le par cv-reunion

ISOLEMENT ET DECLIN DES ACTIVITES ECONOMIQUES Concentration de l'industrie - plus de 120 sucreries employant 25000 travailleurs détiennent la moitié des ressources de l'île -, paupérisation des P'tits Blancs des Hauts et des affranchis, monoculture de la canne : tout concourt à l'affaiblissement de l'économie. Aussi, lorsqu'en novembre 1869 le canal de Suez est inauguré:

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 le détournement des routes maritimes du sud sonne le glas de la période florissante de la Réunion. De plus, la conquête de Madagascar et l'extension de l'empire colonial détournent les priorités de la France. L'île se retrouve bien isolée au milieu de l'océan Indien...

 

LES REPERCUSSIONS DES DEUX GUERRES MONDIALES Jusqu'à la Première Guerre mondiale, l'activité sucrière ne redémarre pas, concurrencée par la betterave européenne. Cela n'empêche pas un nouvel afflux de main d'oeuvre, des musulmans venus du Gujarat indien. Durant cette période, certzins P'tits Blancs s'initient à l'horticulture pour trouver d'autres débouchés. C'est ainsi que le géranium, cultivé dans les Hauts, trouve sa place sur un marché porteur. La guerre mobilise près de 15000 Réunionnais, et 3000 meurent au front.

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Au retour des soldats survivants, la situation économique s'est un peu améloirée. Elle mènera la Réunion jusqu'au second conflit mondial dans une situation plutôt stable. Si les combats et les changements de régime durant la Seconde Guerre mondiale n'ont quasiement pas perturbé la vie quotidienne de la Réunion, celle-ci en ressort néanmoins ruinée : effondrement de la production de sucre, augmentation des écarts sociaux entre les Gros Blancs et les plus pauvres - les Ti Moun (qui peuvent être Blancs, Noirs ou Indiens) - , infrastructures archaïques... A ces difficultés s'ajoute un blocus extrêmement dur de l'île sous le gouvernement de Vichy, avec pour conséquence des privations importantes. A ce moment là de son développement, la Réunion a donc besoin d'un nouvel élan : elle le trouvera dans la départementalisation.

 

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L'abolition de l'esclavage

Publié le par cv-reunion

En 1848, sous l'autorité de Sarda Garrida, commissaire général de la République, l'esclavage est aboli à la Réunion (qui a repris son nom issue de la Révolution). Mais cette remarquable avancée ne va pas sans susciter des problèmes économiques et sociaux : seuls les grands propriétaires réussissent à rémunérer la main d'oeuvre désormais salariée, et à pérenniser leurs exploitations ou leurs usines.

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A l'opposé, de nombreux esclaves affranchis et de petits fermiers blancs sombrent dans la misère. Ils vont se réfugier dans les cirques et les hauts. Dans le même temps, des ouvriers serviles et corvéables à merci - tamouls pour la plupart, on les appelle les "engagés"- s'installent à la Réunion, renforçant le caractère pluriethnique de la population. La fin de cette période de transformation sociale s'opère sous l'oeil bienveillant du gouverneur Hubert Delisle, nommé en 1852, premier Créole à administrer le territoire. Mais la Réunion est bientôt frappée par le terrible cyclone de 1862, après avoir subi une épidémie de choléra en 1859, qui avait décimé une main d'oeuvre physiquement diminuée. La situation économique stagne et l'île perd peu à peu de sa superbe.

 

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L'occupation anglaise

Publié le par cv-reunion

En 1806, l'île est brièvement baptisée Bonaparte avant de s'appeler à nouveau Bourbon. Un nom qu'elle ne gardera pas très longtemps, puisque la guerre entre Français et Anglais aboutit à la prise de Saint-Denis par les troupes britaniques en juillet 1810. Bourbon devient alors England Forest pour les Anglais.

fregate anglaise

Pour cinq ans seulement, puisqu'un traité rétrocède Bourbon à la France, l'Angleterre gardant le contrôle des deux autres îles de l'Archipel des Mascareignes. La période anglaise a permis l'introduction de la canne à sucre, dont la culture va être intensifiée par les Français, soucieux d'obtenir de nouveaux débouchés pour l'île. En 1817, Charles Debassayns y établit la première sucrerie à vapeur. Les champs de café et de céréales sont défrichés au profit de la canne, des propriétaires font fortune, quelques bourgeois prennent le pouvoir économique. De nombreux petits exploitants doivent quitter le littoral et s'installer dans les Hauts afin de trouver des terres, alors que Bourbon doit désormais importer des denrées de première nécessité. C'est néammoins une période s'expansion économique.

 

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La compagnie des Indes, l'esclavagisme et la colonisation.

Publié le par cv-reunion

La véritable colonisation de l'île Bourbon est le fait de Colbert, alors surintendant de Louis XlV. Il crée la Compagnie des Indes orientales en remplacement de la Compagnie de l'Orient, dont le but affiché était d'occuper Madagascar. En 1665, la Compagnie envoie donc une vingtaine de colons sur l'île Bourbon, suivis l'année d'après par deux cents autres, parmi lesquels cinq femmes malgaches. Mais, dès 1680 et la mort du premier gouverneur, le Royaume laisse les nouveaux habitants livrés à eux mêmes. Ceux ci vivent d'agriculture, d'un peu d'élevage et de quelques trafics avec des bateaux étrangers. Certains d'entre eux quittent même l'île pour les Indes.

 

ESCLAVAGISME Au début du XVlll ème siècle, la France se décide enfin à valoriser ce territoire perdu dans l'océan indien en y introduisant la culture du café - le moka d'Arabie, plus facile à cultiver que l'espèce endémique. Cette décision marque également le développement d'un esclavagisme cruel. Celui-ci était déjà "toléré" dans l'île, comme l'atteste la création du Code noir en 1685, qui règlement l'activité esclavagiste et reconnait la légitimité de la servitude. D'ailleurs, les chiffres officiels de la population font bien la différence entre colons et esclaves :

- 1674 : 58 Blancs et 70 esclaves.

- 1713 : 538 Blancs et 633 esclaves.

La traite des esclaves, originaires de Madagascar, d'Inde (cote de Malabar, Bengale et Surate) et plus tard d'Afrique, est officiellement reconnue en 1717.

esclaves navire

Mais très vite, certains esclavent tentent d'échapper à leurs maîtres malgré les peines encourues :

- Oreilles coupées pour une absence supérieure à un mois.

- Jarrets coupés pour une seconde évasion.

- Peine de mort à la troisième tentative.

 

VERS UN STATUT COLONIAL En 1735, l'histoire de l'île Bourbon opère un tournant avec l'arrivée d'un nouveau gouverneur, Mahé de La Bourdonnais. Jusqu'en 1746, Malouin administre avec autorité l'archipel des Mascareignes, formant le voeu d'en faire une base importante de la marine française. S'il n'y parvient pas tout à fait, il met cependant en place des réformes qui serviront plus tard le développement de l'île. C'est le cas, par exemple, du transfert de la préfecture de Saint-Paul à Saint-Denis, moins abordable par les pilleurs et plus accessible depuis l'île de France, actuelle île Maurice. Pourtant, il néglige peu à peu Bourbon, en la considérant comme le simple grenier de l'île de France, qui de son côté prospère grâce au commerce. La période qui s'ouvre est celle d'un fort accroissement de démographie :

- 1735 : 580 colons et 4494 esclaves.

- 1758 : 3762 colons et environ 22000 esclaves.

Dans le même temps, les disparités augmentent entre les premiers grands propriétaires terriens et les P'tits Blancs, agriculteurs qui doivent se contenter de modestes parcelles souvent peu productives.

Compagnie des indes

En 1763, la France ne compte plus que cinq comptoirs aux Indes, la Compagnie périclite en même temps que le commerce. Mais le Royaume ne veut pas céder sa place dans l'Océan Indien. Il rachète finalement à la Compagnie l'archipel des Mascareignes, qui devient une colonie à part entière en juillet 1767.

 

LA PERIODE FLORISSANTE (1767-1862) La fin du monopole de la compagnie des Indes marque le début d'une nouvelle ère pour le commerce, l'agriculture et pour l'île  en général. La mono-culture du café est abandonnée, le coton et le blé trouvant leur place sur les contreforts des monts réunionnais. La Révolution est accueillie favorablement par les colons et, en 1793, l'île prend le nom symbolique de Réunion (qui fait référence à la réunion des combattants marseillais et des gardes républicains en août 1792). Cependant, les Blancs refusent d'abolir l'esclavage, en dépit de la nouvelle Constitution et de la Première Déclaration des droits de l'homme. Aussi parallèlement aux mauvais traitements et à la servitude, le marronage se perpétue et s'intensifie.

 

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Les premiers colons

Publié le par cv-reunion

A cette époque, les français boudent toujours l'archipel. Il faut attendre 1638 pour que le Saint-Alexis, parti de Dieppe et commandé par un certain Salomon Goubert, débarque sur l'île Mascarin. Il y fonde Saint-Paul le 30 juin, jour où l'on célèbre l'apôtre. Cette première prise de possession française sera suivie en 1642 d'une seconde, sous l'autorité de Jacques de Pronis, gouverneur de Fort-Dauphin à Madagascar. Celui ci décide d'y exiler une douzaine de mutins en 1646. Ils y sont débarqués avec quelques chèvres et des semences. Trois ans plus tard, alors qu'ils se sont établis dans une grottes, ces véritables premiers colons sont "retrouvés" par un équipage français envoyé par le nouveau gouverneur de Fort-Dauphin : en pleine santé, ils cultivent déjà des lopins de terre.

culture prisonniers

L'île n'est donc pas si difficile à coloniser malgré son profil volcanique et ses cyclones dévastateurs ! Cette constatation pousse les autorités françaises à enfin officialiser leur domination sur les lieux. Mascarin est alors rebaptisée île Bourbon en hommage à la dynastie régnante.

 

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Une escale sur les routes maritimes

Publié le par cv-reunion

Les manuels d'histoire ont surtout retenu le nom du portugais Diego Fernandes  Peirera qui, le 9 février 1507, aperçoit au bout de sa longue-vue cette île vierge de tout peuplement, à la végétation luxuriante, coiffée de ses deux impressionnants volcans. Il la nomme Santa  Apolina, en référence au saint du jour. Au fil des ans, les bateaux portugais en route pour les Indes passent régulièrement au large de la réunion, poussés par les vents parfois capricieux. C'est le cas en 1509, de Diegos Lopes de Sequeira, et, en 1512, de Pedro Mascarenhas, lequel donnera le nom de Mascareignes à l'archipel regroupant la Réunion, Maurice, et Rodrigues. La Réunion, elle, est alors baptisée Mascarin. D'autres marins comme  le hollandais Pierre Guillaume Verhuff (1611) et l'anglais Samuel Castelton (1613), y font escale. Ils rapportent, à leur retour en Europe, des récits idylliques sur la vie insulaire, ses tortues géantes et ses fruits abondants.

 

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Cependant, l'île ne demeure qu'un point de repère sur les cartes des navigateurs, peu enclins à mouiller dans ces rades qui semblent inhospitalières.

 

 

 

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Une terre vierge

Publié le par cv-reunion

Homo sapiens sapiens avait déjà conquit à cette époque de nombreux territoires en Afrique, en Europe, et en Asie, mais il était loin de s'aventurer sur les mers, et encore moins de découvrir cette jeune île, perdue quelque part dans l'Océan Indien....

 

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L'histoire humaine de l'île commence tardivement : Avant la colonisation, aucun homme n'y avait jamais vécu. L'île n'était qu'un caillou volcanique hérissé d'une forêt dense. Il est difficile de dater précisément la découverte de la Réunion. On pense que les navigateurs arabes ont aperçu la silouhaite escarpée de l'île au XlV ème siècle. Même s'ils ne s'y implantèrent pas, ils lui donnèrent un nom : Dina Morgabin, "l'île de l'ouest". Certains historiens soutiennent même la thèse selon laquelle des Phéniciens, navigateurs émérites, auraient pu fouler le sol de l'île dès le Xème siècle avant notre ère, alors qu'ils longeaient les côtes africaines vers le sud... Une théorie qui n'a pas été confirmée...

 

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